Ce qui anime la vie de bureau avant
dix heures trente le
matin:
un trombone
archi-long, beaucoup plus long que
les autres, pousser un
"PARDON !" assez
bruyant en doublant un collègue dans la cage
d'escalier, un ancien
fumeur qui s'est
remis à
fumer
et qui vous en
parle, la
première fois que vous croisez votre
chef le matin et la
tronche
qu'il a, un grand arbuste
derrière la
fenêtre que vous voyez tous les
jours, des changements de
saison, d'humeur et de
coiffure,
la marche assez bizarre d'un homme qui
porte énormément de
responsabilités, la
folie
comprimée dans une
remarque mal
comprise, la
personne que vous évitez le plus
possible, quelqu'un qui
râle bien sûr, une chanson bien
connue, un
ou
deux trucs à faire et des femmes
qui ont
nettoyé tout votre bureau et que vous ne
voyez
jamais.
Sunday, May 22, 2016
Friday, May 20, 2016
Google et le marché nous rendent-ils barbares ?
Combien de fois a-t-on entendu
« qu’aujourd’hui on ne lit plus » ? Les jeunes vont dans les
fast-foods et construisent leur identité sur les réseaux sociaux plutôt qu’à
travers les livres. Et la musique classique, n’en parlons même pas. Elle se
meurt, à défaut de financements publics qui se tournent plutôt vers les
productions plus populaires. La culture se dégrade sous l’influence implacable
de la commercialisation. Les barbares arrivent, dirait-on. Faux, selon
Alessandro Baricco dans son livre Les
Barbares. Voici sa version des faits.
D’abord, ce sentiment de
« dégradation de culture » a toujours existé. Déjà lorsque Beethoven
présentait sa Neuvième Symphonie en 1824, les critiques s’offusquaient de ce
morceau « horriblement superficiel, frivole et affecté ». Le même
sort fut réservé au roman, lorsqu’il commençait à être lu par un public pas
forcément intellectuel et bourgeois au 19ème siècle. « Quelle
barbarie ! » s’exclamait-on alors. Pas du tout, répond Baricco. Pour
preuve : la « Neuvième » est considérée aujourd’hui comme la
crème de notre civilisation. Et la démocratisation de la lecture, a-t-elle
vraiment fait tant de mal à la littérature ?
Ce qui en revanche semble menacer la
culture est la commercialisation à outrance des mégastores qui tuent les
petites librairies. Baricco nuance ce cliché en disant que c’est trop facile de
dire que la commercialisation tue la qualité. Car le business ne fait
qu’occuper – et agrandir aussi – un terrain qui a le mérite de s’être ouvert au
plus grand nombre. Le marché, dit-il, n’est pas la cause d’une dégradation, mais plutôt l’effet d’une démocratisation de la culture. Il ne tue pas forcément
la qualité, mais amplifie une dynamique qui pourrait être bénéfique aussi pour
une culture de qualité. Mais quelle culture « de qualité » ?
Justement, écrit Baricco, la culture
« au sens noble du terme » est en pleine mutation. A commencer par
son consommateur, par vous, par moi. Pour le voir, oubliez la séparation
hermétique entre des consommateurs de « culture noble » et les
barbares, avec leurs jeux-vidéos, leur Google et leur réseaux sociaux. Car la
clôture que l’on imagine spontanément entre la civilisation (nous) et les
barbares « à la Walt Disney » ne marque pas une frontière réelle,
mais en invente une. Il n’existe pas
de ligne derrière laquelle nous pourrions observer les barbares,
« seulement le front de la mutation qui progresse et déferle en
nous ».
Le constat déstabilisant fait dans Les Barbares est que notre expérience
(de la culture, de l’information, de la vie) est en train de changer en
profondeur. L’idée même de profondeur, que l’on a tellement l’habitude
d’opposer au concept de l’expérience superficielle, n’est plus adaptée pour
décrire notre expérience. Jusqu’à présent, lire et même étudier ressemblaient à
une sorte de plongée verticale vers une signification cachée. Mais aujourd’hui
nous vivons dans le monde de Google où notre recherche de sens s’effectue de
façon horizontale, en surfant sur les vagues de l’internet. L’expérience
moderne n’est plus une lente descente vers une vérité plus ou moins immobile
mais plutôt une dispersion, un crépitement de clics qui ne s’arrête jamais et
n’arrive jamais nulle part. « Vous direz, plus simplement : c’est
névrotique ». Mais, constate Baricco, « être multitâche incarne bien
une certaine idée, naissante, d’expérience ».
La description de cette nouvelle
civilisation risque de ne pas apaiser totalement votre peur d’y perdre quelque
chose. Baricco ne nie pas cette perte, qui est celle d’une part de la vérité.
Car pour mettre le monde à la portée de tous, Google a dû toucher à notre
expérience du monde. En effet, Google nous oriente toujours vers les
informations qui sont les plus citées, non seulement par des experts
scientifiques mais aussi par un club de handball, par la fédération nationale
des langues slaves et par les boulangeries de la région. Notre accès au savoir est
donc biaisé. Google, dit Baricco, a troqué « un bout de vérité en échange
d’une part de communication ».
Mais cette mutation nous tire-t-elle
vers le bas ? Baricco nuance ce cliché. Car en réalité cette mutation dite
« barbare » élève notre civilisation d’une autre façon, grâce à
l’innovation technologique, grâce à l’accès à un savoir auparavant réservée à
une caste de privilégiés, et grâce au choix d’un langage plus accessible et
donc non discriminant. Pleurer ce changement, écrit Baricco, ce serait comme
pleurer l’invention de l’imprimerie qui – comme Google ! – a modifié notre
expérience du monde. Mais qui pleure encore « tout ce qu’on a dû
simplifier, voire dégrader pour réussir à en faire de l’écriture, du texte, un
livre » ? Et qui pleure encore l’arrivée de la locomotive à vapeur
« pour la simple raison que, comparée à un cheval, c’est un objet hideux,
vulgaire, malodorant et, qui plus est, dangereux » ?
![]() |
| Je suis de la génération papier. Mon Google, c'étaient mes professeurs qui m'orientait vers les livres qui m'ont formaté. |
Néanmoins je pense que nous devons
rester vigilants. Car la démocratisation culturelle et son moteur « le
business » menacent un aspect fondamental de notre expérience : la
diversité de son terreau. Même – ou peut-être surtout – le « surfeur de
surfaces » a besoin de se nourrir de perspectives suffisamment différentes
pour avoir une expérience de qualité. Pour cette raison il faut que la politique
aide les petits et moyens acteurs culturels à subsister. Aussi sur le plan
international il faut assurer l’équilibre commercial, en protégeant
suffisamment les « exceptions culturelles » dans les accords
commerciaux (pour éviter leur étouffement).
Il faut aussi aider le surfeur
lui-même à trouver certaines crêtes de vagues que Google a du mal à trouver.
Par exemple en incluant dans les budgets alloués aux œuvres artistiques un
volet de vulgarisation par l’école. Emmenez le compositeur de musique classique
dans les écoles pour montrer la valeur de son travail aux élèves. Faites parler
la passion, et de nouvelles passions naîtront.
En dernier, il faut éviter que le
surfeur ne prenne l’habitude de surfer seulement sur les vagues gratuites et
plus spectaculaires de la presse en ligne. Car une bonne compréhension du monde
passera toujours par des reportages de qualité, qui coûteront toujours de
l’argent (cela ne changera pas). Il y a des bouts de vérité que l’on ne peut
troquer contre une part de communication, car c’est par l’ignorance que la
barbarie est quand même arrivée un jour.
@Oosterenvan
A lire aussi :
Tuesday, May 17, 2016
Wat we zijn
Een mens is niet goed
Een mens is onnoembaar
Een mens is doordringender
dan wat dan ook
Een mens overvalt mij altijd
Een mens kan nog zo op een diamant lijken
uniek, geslepen, fonkelend
glashard soms
maar nooit van kristal
uniek, geslepen, fonkelend
glashard soms
maar nooit van kristal
Hij is van vlees, zakt in als hij moe is
Hij wordt bewogen door geheimen en drijfveren
omgeven door blaren gevuld met tederheid
die kunnen lekken
omgeven door blaren gevuld met tederheid
die kunnen lekken
Dit is de waarheid over een
persoon
iets dat te intiem is om te
onthullen
Friday, May 6, 2016
Digital Preservation, Digital Continuity and Digital Sustainability
In my work on digital
documentary heritage I often come across three related terms that seem to
overlap. As I don’t like conceptual unclarity I analyzed them. I found no
overlap but rather a short explanatory story about digital documentary heritage preservation.
It answers the What, the Why and the How questions of Digital Preservation:
What?
WHAT do we do with our
most relevant digital documents? Answer: we keep them. Digital Preservation is
the technical act of keeping records (accessible). Nothing more, nothing less.
Why?
WHY do we keep records?
Answer: we keep them because we want our access to them to persist in time. We
don’t want loss of digital documentary heritage, we want Digital Continuity.
How?
This question is about
the “continuity of Digital Continuity”: HOW continuous do we want our access to preserved
digital documents to be and HOW do we ensure that continuity? Answer: by ensuring Digital Sustainability. Digital Sustainability addresses the quality of Digital Continuity. Two
examples:
- I ensure the Digital Continuity of this blog text by keeping a Word file on my computer. But how continuous is that continuity? In other words: how sustainable is that preservation solution? That depends inter alia on the willingness of the ICT industry to design future Word versions in such a way that they will still enable me to read my future “antique” Word document. This Digital Sustainability guarantee is what UNESCO’s PERSIST project tries to establish (see my video: https://www.youtube.com/watch?v=L36EbzPnzoM);
- Digital Continuity can be achieved by storing digital documents on servers. But how continuous is that continuity? It’s not as continuous as we probably think. Because compared to the material on which we store most analogue information (paper), the physical infrastructure in which we store digital information is much less sustainable. Not only does it require more and more energy for cooling, it also uses more and more metal coming from declining resources. In fact digitalization doesn’t make information as “dematerialized” and “easy to preserve” as it may seem. It rather refers to a heavy resource depleting rematerialization process, see my recent reminder: http://oosterenvan.blogspot.fr/2016/04/digital-society-are-we-really.html.
| This French book about the History of the United States survived 2 centuries already. |
What this analysis highlights is that the future of our digital information is fragile. While engraved stones have survived tens of thousands of years, papyrus 3000 years, printed books 200 years and films 100 years, we now have to address the fact that hard discs can crash each time they are used and that CDs have a reliable life span of 5 to 10 years maximum.
To address this extreme fragility we must ask the right questions about digital preservation. It helps us to define how to do it well: by making the continuity
of digital heritage preservation as sustainable as possible.
Saturday, April 23, 2016
Digital society: Are we really dematerializing?
It seems that we’re moving to a digital society in
which we only read and write electronically. A paperless society in which information
is being “dematerialized”. Really? Not quite.
Since the arrival of the micro-computer in the 1970s the
number of printed pages increased by 3% each year. Since the introduction of
e-mail, paper consumption increased by 40%. And look at all the e-mails, the
e-books and all that e-content: as if it was drifting somewhere in the cloud or
in the “e-air” in an immaterial and almost virtual way. True: there is no paper
involved. And indeed: thousands of kilos of books can now be reduced to a
series of electronic files. But this doesn’t mean that the information
de-materialized. On the contrary.
The information has to stay somewhere: on servers and
data centers. This equipment needs cooling systems that are running 24/7 and an
increasing amount of electricity that has to be produced somewhere out of
something. Every year tens of millions of servers are added to this growing and
energy consuming data infrastructure.
And don’t forget that digital data has to be accessed
and travel from sender to receiver. We already use 50% more energy to move
bytes than we do to move planes in global aviation. Data traffic increases each year. In 2015 Google recorded 6 billion searches per day. Smartphone technology has led to a skyrocketing production of audio-visual data (pictures, videos, music). This information doesn't only travel through the air. It needs a growing number of (transoceanic) cables, satellites, antennas, terminals, etc. As a consequence the ICT sector's demand for metal tripled since the 1980s.
This was just a quick reminder of how material the digitalization
process is. We’re not dematerializing but rematerializing, heavily.
Sources:
- http://science.time.com/2013/08/14/power-drain-the-digital-cloud-is-using-more-energy-than-you-think/
- Vinck, Dominique, Humanités Numériques: La culture face aux nouvelles technologies, Le Cavalier Bleu Editions, 2015.
Tuesday, April 19, 2016
Mairie et citoyens dessinent l’avenir de leur Place du Général de Gaulle
But de ce texte
- Informer les Fontenaisiens d’une coopération entre la Mairie et nous, un collectif de Fontenaisiens, en vue de redessiner la Place du Général de Gaulle.
- Aider les Fontenaisiens à se former une opinion sur l’avenir des marronniers sur la place.
Comment cette coopération a-t-elle commencé ?
Le 19
juillet 2015, une vingtaine de Fontenaisiens a écrit une lettre au Maire pour
manifester son désaccord avec l’abattement prévu d’un arbre sur la place. Le 21
août 2015, la Mairie nous a répondu en expliquant que dans le cadre de la
redynamisation de la place, il fallait supprimer un arbre pour permettre
l’installation d’un kiosque à journaux et un kiosque à fleurs. L’arbre en question
était malade et fragilisé physiquement (étude à l’appui), et posait un risque de
sécurité pour la population. Dans sa réponse, la Mairie m’a invité en tant que
représentant du collectif pour participer à un Comité de Réflexion sur l’avenir
des arbres et de la place.
La première réunion du Comité de Réflexion
Le 29
octobre 2015, j’ai pu participer à la première réunion du Comité de Réflexion. Le
comité est composé d’un responsable associatif, des responsables techniques
(Patrimoine, Espaces Verts, Travaux & Bâtiments) et est présidé par le
Premier Maire Adjoint. La Mairie a d’abord confirmé son souhait de préserver le
caractère boisé de la partie de la Place du Général de Gaulle allant de la
Mairie au Café du Marché. L’autre partie, celle devant le Château La Boissière,
deviendra, selon un projet qui sera présenté bientôt, une place minérale avec
une fontaine et quelques arbres.
Avant de décider de l’avenir des
arbres : quel est leur état actuel?
Un
responsable de l’Organisme National des Forêts (ONF) a exposé les détails d’une
étude approfondie sur l’état de santé des arbres datant de 2011. Leur santé
était déjà mauvaise: seulement 36% étaient alors en « bon état ».
Aujourd’hui, 6 ans plus tard, cette situation s’est encore dégradée. Il y a de
nombreux défauts d’origine mécanique (plaies, bois morts, etc.), d’origine
physiologique (sol trop compacté, enracinement insuffisant, etc.) et d’origine
pathogénique (champignons). Cette situation pose de sérieux risques de chute :
des coups de vent ont en effet fait tomber déjà de grosses branches récemment
(voir photo). Ce mauvais état de santé est dû en partie à l’environnement
urbain, en témoignent les nombreuses blessures causées par les voitures lorsque
la place était encore un parking. Leur âge joue aussi un rôle : comme les
arbres les plus anciens ont à peu près 100 ans, le moment inévitable est venu de
les remplacer.
![]() |
| Des branches tombées sur la place en janvier 2016. |
Visite guidée : dans quelles conditions
un arbre s’épanouit-il le mieux ?
Après la
réunion, le Responsable des Espaces Verts m’a expliqué dans quelles conditions
un arbre s’épanouit le mieux. D’abord il faut faire le bon choix d’essence
d’arbre. Surtout qu’aujourd’hui nos connaissances en la matière sont bien
meilleures qu’il y a 100 ans, lorsque les premiers marronniers ont été plantés
sur la place. Ce qui contribue aussi au bon développement des arbres est de
privilégier un ensemble homogène (arbres de même diamètre et hauteur) et aussi de
protéger les troncs contre les chocs. Aujourd’hui par exemple les voitures ont
toujours accès sur la place pour manœuvrer, ce qui continue de mettre les
arbres en danger.
Le
Responsable des Espaces Verts m’a montré ensuite de nombreux arbres dans le
quartier, ce qui m’a permis de voir les conséquences importantes de leur
emplacement sur leur développement et leur santé. Un élément essentiel est
l’espacement entre les arbres. Un arbre qui pousse trop près des autres arbres
– et qui pousse donc à l’ombre – a plus de mal à se développer. Il se
développera moins, parfois de travers, et il vivra moins longtemps. Sur la
place vous voyez des jeunes arbres qui poussent déjà de travers car ils
cherchent la lumière. Par conséquent le (grand !) poids de l’arbre finira
par pencher d’un côté, ce qui fragilisera l’arbre et obligera la Mairie à
l’abattre plus vite pour des raisons de sécurité.
Cette
visite guidée m’a progressivement fait changer d’avis. Avant la visite je
pensais qu’il fallait garder absolument tous les 58 marronniers sur la place. Depuis
la visite, je vois que les arbres sur la place se gênent mutuellement,
c’est-à-dire qu’ils pourraient développer un feuillage plus garni s’ils avaient
plus de place. Je vois aussi qu’ils pourraient vivre plus longtemps si on les
espaçait un peu plus. J’ai compris, en somme, que si la commune souhaite mieux préserver
son capital boisé pour les générations à venir, mieux vaut leur laisser un peu
plus de place.
La
réunion s’est terminée par une promesse : je communiquerais à notre
collectif ces informations techniques sur les arbres afin que le collectif
puisse présenter une proposition à la Mairie en bonne connaissance de cause.
Nos consultations : compromis difficile,
mais trouvé quand même
Notre
collectif s’est ensuite concerté longuement. J’étais d’abord surpris de
constater que même entre nous, pourtant tous « amis des arbres »,
nous aurions autant de mal à nous mettre d’accord sur une position
commune ! Nous n’étions pas d’accord par exemple qu’il faille absolument
permettre un épanouissement maximal à chaque arbre. Car certains trouvaient
tout à fait acceptable qu’un arbre pousse moins bien ou de travers : pour
eux cette irrégularité est au contraire une source de bien-être dans un milieu
urbain froid et rectiligne.
Nous
avons fini néanmoins par trouver un compromis, à commencer par le constat qu’une
large majorité était favorable à l’espacement des arbres en diminuant leur
nombre. Certains pour la raison évoquée plus haut : un arbre qui a de la
place développera un feuillage plus généreux et vivra plus longtemps. D’autres
plutôt pour avoir plus de place, plus de convivialité et plus de lumière.
Notre
proposition finale était de supprimer un arbre sur deux en quinconce. Cette
configuration est moins dense, mais préserve l’aspect d’un feuillage continu grâce
aux rangées d’arbres les unes derrière les autres. Cette diminution des arbres
était acceptée par tous à condition que les arbres restants soient préservés le
plus longtemps possible et remplacés progressivement. Car si les arbres
restants étaient remplacés d’un seul coup, la ville se retrouverait pendant
quelques années avec un « vide sidéral » qui serait trop brutal.
Je
répète qu’il s’agit d’un compromis :
non pas d'une proposition qui rend tous les participants 100% heureux (mission
impossible), mais d'une proposition qui a le mérite d’être commune et de rendre
tous les participants le moins malheureux possible. Une proposition qui permet d'avancer surtout.
Conclusion
Le 31
mars 2016, j’ai communiqué notre proposition au Comité de Réflexion. La Mairie
a apprécié notre travail et a accepté de commander une étude paysagiste pour
l’avenir de la place sur cette base. Cette étude démarrera mi-2018, ce qui
laisse au collectif le temps de se concerter également sur l’aménagement de
l’espace autour des arbres.
Vu la
qualité de nos échanges et des consultations effectuées, la Mairie souhaite les
poursuivre. Elle me réserve la possibilité de communiquer avec les bureaux
d’étude qui seront démarchés (une étude paysagiste et une étude relative à la
circulation et au stationnement). Je me suis engagé à poursuivre les
consultations. Je le ferai sous forme d’un Groupe de Travail récemment créé au
sein de notre Association La Boissière, car le moment est venu de rentrer dans
le détail et de dessiner. Ce groupe sera ouvert à d’autres citoyens souhaitant
participer de façon active et constructive à un nouveau visage de la Place du
Général de Gaulle. D’ici à mi-2018, les échanges avec la Mairie se poursuivront
afin de se tenir informés mutuellement de nos réflexions.
Pour
plus de renseignements ou pour communiquer vos suggestions pour la place,
contactez-moi par mail au stein-van.oosteren@minbuza.nl.
Twitter :
@Oosterenvan
Sunday, April 17, 2016
UNESCO's Memory of the World programme: what will change?
This is a little update on what UNESCO's Executive Board decided last
week regarding its Memory of the World programme.
| To speak during UNESCO''s debates, delegates from Member States need to show their name plates vertically. |
First of all, what is the Memory of the World
programme? It is the guardian of what I call UNESCO’s “world heritage list for
documents”, officially called the Memory of the World Register. This register
is a list of documents that are so unique and important for humanity that the
international community decided to inscribe them on an official list
administrated by a UN Agency (UNESCO). Examples of documents inscribed on that
list are Anne Frank’s Diaries, the first films ever made (by the Lumière
Brothers) and the largest medieval world map, the Hereford Mappa Mundi.
What’s special about this documentary heritage list is
that any NGO or person, including you and me, can contact UNESCO to nominate a
document! (read also this link). This the big difference with UNESCO’s World Heritage List for natural
and cultural world heritage sites: only governments can nominate items for that
prestigious list.
With this in mind you might now want to know how your significant document could become a UNESCO document. The
procedure is as follows:
Firstly you fill out a
form you can find on UNESCO’s website and you send it to UNESCO.
Secondly if UNESCO thinks your document
has the potential to be inscribed on the Register it’s submitted to a small committee
of 9 experts. They study all proposals, make a pre-selection and then submit
this pre-selection to a bigger committee of 14 experts that manages the
programme: the International Advisory Committee (IAC).
Thirdly the IAC discusses
the pre-selection, adjusts it if necessary, and submits their selection proposal
to UNESCO’s Director-General.
Fourthly the
Director-General makes the final choice and decides which documents will be
inscribed. The Director-General mostly accepts the selection proposal he or she
receives from the IAC.
This nomination process is exactly what UNESCO’s Executive
Board discussed last week. Starting point was the fact that this process is
currently being revised by the IAC. For example the IAC will try to improve
this process by making it more transparent
(to show why some documents make it to the register while others don’t). It will also try to
find a solution for sensitive items,
like documents that describe controversial events that occurred during a
military conflict (how should these items be dealt with?). In total 15 aspects
of the nomination process will be revised, as described in this Executive Board
document: http://unesdoc.unesco.org/images/0024/002443/244357e.pdf.
| UNESCO's Headquarters in Paris where debates take place. It has three legs, which originally hosted the sectors for education, culture and science. |
The Executive Board took the following decision.
Firstly it welcomed the
review process led by IAC experts. This confirms the special character of the Memory
of the World programme which distinguishes it from UNESCO’s World Heritage programme:
it’s not managed by governments (like the World Heritage Committee which is
composed of governments) but by the 18 experts that form the IAC.
Secondly it asks UNESCO to
present the outcome of the revision process to the Member States and to keep
them informed in the meantime. This means that governments will have the
opportunity to appreciate the improvements to the programme that IAC experts
will propose. This will happen during the Executive Board session in the Spring
of 2017, after the Memory of the World Summit in Abu Dhabi in January 2017.
Here's the text of UNESCO's Executive Board decision: http://unesdoc.unesco.org/images/0024/002443/244358e.pdf
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