Sunday, May 22, 2016

La vie de bureau

Ce qui anime la vie de bureau avant
dix heures trente le
matin:

un trombone
archi-long, beaucoup plus long que
les autres, pousser un
"PARDON !" assez
bruyant en doublant un collègue dans la cage
d'escalier, un ancien
fumeur qui s'est
remis à
fumer
et qui vous en
parle, la
première fois que vous croisez votre
chef le matin et la
tronche
qu'il a, un grand arbuste
derrière la
fenêtre que vous voyez tous les
jours, des changements de
saison, d'humeur et de
coiffure,
la marche assez bizarre d'un homme qui
porte énormément de
responsabilités, la
folie
comprimée dans une
remarque mal
comprise, la
personne que vous évitez le plus
possible, quelqu'un qui
râle bien sûr, une chanson bien
connue, un
ou
deux trucs à faire et des femmes
qui ont
nettoyé tout votre bureau et que vous ne
voyez
jamais.

Friday, May 20, 2016

Google et le marché nous rendent-ils barbares ?

Combien de fois a-t-on entendu « qu’aujourd’hui on ne lit plus » ? Les jeunes vont dans les fast-foods et construisent leur identité sur les réseaux sociaux plutôt qu’à travers les livres. Et la musique classique, n’en parlons même pas. Elle se meurt, à défaut de financements publics qui se tournent plutôt vers les productions plus populaires. La culture se dégrade sous l’influence implacable de la commercialisation. Les barbares arrivent, dirait-on. Faux, selon Alessandro Baricco dans son livre Les Barbares. Voici sa version des faits.


D’abord, ce sentiment de « dégradation de culture » a toujours existé. Déjà lorsque Beethoven présentait sa Neuvième Symphonie en 1824, les critiques s’offusquaient de ce morceau « horriblement superficiel, frivole et affecté ». Le même sort fut réservé au roman, lorsqu’il commençait à être lu par un public pas forcément intellectuel et bourgeois au 19ème siècle. « Quelle barbarie ! » s’exclamait-on alors. Pas du tout, répond Baricco. Pour preuve : la « Neuvième » est considérée aujourd’hui comme la crème de notre civilisation. Et la démocratisation de la lecture, a-t-elle vraiment fait tant de mal à la littérature ?

Ce qui en revanche semble menacer la culture est la commercialisation à outrance des mégastores qui tuent les petites librairies. Baricco nuance ce cliché en disant que c’est trop facile de dire que la commercialisation tue la qualité. Car le business ne fait qu’occuper – et agrandir aussi – un terrain qui a le mérite de s’être ouvert au plus grand nombre. Le marché, dit-il, n’est pas la cause d’une dégradation, mais plutôt l’effet d’une démocratisation de la culture. Il ne tue pas forcément la qualité, mais amplifie une dynamique qui pourrait être bénéfique aussi pour une culture de qualité. Mais quelle culture « de qualité » ?

Justement, écrit Baricco, la culture « au sens noble du terme » est en pleine mutation. A commencer par son consommateur, par vous, par moi. Pour le voir, oubliez la séparation hermétique entre des consommateurs de « culture noble » et les barbares, avec leurs jeux-vidéos, leur Google et leur réseaux sociaux. Car la clôture que l’on imagine spontanément entre la civilisation (nous) et les barbares « à la Walt Disney » ne marque pas une frontière réelle, mais en invente une. Il n’existe pas de ligne derrière laquelle nous pourrions observer les barbares, « seulement le front de la mutation qui progresse et déferle en nous ».

Le constat déstabilisant fait dans Les Barbares est que notre expérience (de la culture, de l’information, de la vie) est en train de changer en profondeur. L’idée même de profondeur, que l’on a tellement l’habitude d’opposer au concept de l’expérience superficielle, n’est plus adaptée pour décrire notre expérience. Jusqu’à présent, lire et même étudier ressemblaient à une sorte de plongée verticale vers une signification cachée. Mais aujourd’hui nous vivons dans le monde de Google où notre recherche de sens s’effectue de façon horizontale, en surfant sur les vagues de l’internet. L’expérience moderne n’est plus une lente descente vers une vérité plus ou moins immobile mais plutôt une dispersion, un crépitement de clics qui ne s’arrête jamais et n’arrive jamais nulle part. « Vous direz, plus simplement : c’est névrotique ». Mais, constate Baricco, « être multitâche incarne bien une certaine idée, naissante, d’expérience ».

La description de cette nouvelle civilisation risque de ne pas apaiser totalement votre peur d’y perdre quelque chose. Baricco ne nie pas cette perte, qui est celle d’une part de la vérité. Car pour mettre le monde à la portée de tous, Google a dû toucher à notre expérience du monde. En effet, Google nous oriente toujours vers les informations qui sont les plus citées, non seulement par des experts scientifiques mais aussi par un club de handball, par la fédération nationale des langues slaves et par les boulangeries de la région. Notre accès au savoir est donc biaisé. Google, dit Baricco, a troqué « un bout de vérité en échange d’une part de communication ».

Mais cette mutation nous tire-t-elle vers le bas ? Baricco nuance ce cliché. Car en réalité cette mutation dite « barbare » élève notre civilisation d’une autre façon, grâce à l’innovation technologique, grâce à l’accès à un savoir auparavant réservée à une caste de privilégiés, et grâce au choix d’un langage plus accessible et donc non discriminant. Pleurer ce changement, écrit Baricco, ce serait comme pleurer l’invention de l’imprimerie qui – comme Google ! – a modifié notre expérience du monde. Mais qui pleure encore « tout ce qu’on a dû simplifier, voire dégrader pour réussir à en faire de l’écriture, du texte, un livre » ? Et qui pleure encore l’arrivée de la locomotive à vapeur « pour la simple raison que, comparée à un cheval, c’est un objet hideux, vulgaire, malodorant et, qui plus est, dangereux » ? 

Je suis de la génération papier. Mon Google, c'étaient mes professeurs qui m'orientait vers les livres qui m'ont formaté.

Néanmoins je pense que nous devons rester vigilants. Car la démocratisation culturelle et son moteur « le business » menacent un aspect fondamental de notre expérience : la diversité de son terreau. Même – ou peut-être surtout – le « surfeur de surfaces » a besoin de se nourrir de perspectives suffisamment différentes pour avoir une expérience de qualité. Pour cette raison il faut que la politique aide les petits et moyens acteurs culturels à subsister. Aussi sur le plan international il faut assurer l’équilibre commercial, en protégeant suffisamment les « exceptions culturelles » dans les accords commerciaux (pour éviter leur étouffement).

Il faut aussi aider le surfeur lui-même à trouver certaines crêtes de vagues que Google a du mal à trouver. Par exemple en incluant dans les budgets alloués aux œuvres artistiques un volet de vulgarisation par l’école. Emmenez le compositeur de musique classique dans les écoles pour montrer la valeur de son travail aux élèves. Faites parler la passion, et de nouvelles passions naîtront.

En dernier, il faut éviter que le surfeur ne prenne l’habitude de surfer seulement sur les vagues gratuites et plus spectaculaires de la presse en ligne. Car une bonne compréhension du monde passera toujours par des reportages de qualité, qui coûteront toujours de l’argent (cela ne changera pas). Il y a des bouts de vérité que l’on ne peut troquer contre une part de communication, car c’est par l’ignorance que la barbarie est quand même arrivée un jour.

@Oosterenvan

A lire aussi :




Tuesday, May 17, 2016

Wat we zijn

Een mens is niet goed
Een mens is onnoembaar
Een mens is doordringender dan wat dan ook
Een mens overvalt mij altijd

Een mens kan nog zo op een diamant lijken
uniek, geslepen, fonkelend
glashard soms
maar nooit van kristal

Hij is van vlees, zakt in als hij moe is
Hij wordt bewogen door geheimen en drijfveren
omgeven door blaren gevuld met tederheid
die kunnen lekken

Dit is de waarheid over een persoon
iets dat te intiem is om te onthullen

Friday, May 6, 2016

Digital Preservation, Digital Continuity and Digital Sustainability

In my work on digital documentary heritage I often come across three related terms that seem to overlap. As I don’t like conceptual unclarity I analyzed them. I found no overlap but rather a short explanatory story about digital documentary heritage preservation. It answers the What, the Why and the How questions of Digital Preservation:

What?
WHAT do we do with our most relevant digital documents? Answer: we keep them. Digital Preservation is the technical act of keeping records (accessible). Nothing more, nothing less.

Why?
WHY do we keep records? Answer: we keep them because we want our access to them to persist in time. We don’t want loss of digital documentary heritage, we want Digital Continuity.

How?
This question is about the “continuity of Digital Continuity”: HOW continuous do we want our access to preserved digital documents to be and HOW do we ensure that continuity? Answer: by ensuring Digital Sustainability. Digital Sustainability addresses the quality of Digital Continuity. Two examples:
  • I ensure the Digital Continuity of this blog text by keeping a Word file on my computer. But how continuous is that continuity? In other words: how sustainable is that preservation solution? That depends inter alia on the willingness of the ICT industry to design future Word versions in such a way that they will still enable me to read my future “antique” Word document. This Digital Sustainability guarantee is what UNESCO’s PERSIST project tries to establish (see my video: https://www.youtube.com/watch?v=L36EbzPnzoM);
  • Digital Continuity can be achieved by storing digital documents on servers. But how continuous is that continuity? It’s not as continuous as we probably think. Because compared to the material on which we store most analogue information (paper), the physical infrastructure in which we store digital information is much less sustainable. Not only does it require more and more energy for cooling, it also uses more and more metal coming from declining resources. In fact digitalization doesn’t make information as “dematerialized” and “easy to preserve” as it may seem. It rather refers to a heavy resource depleting rematerialization process, see my recent reminder: http://oosterenvan.blogspot.fr/2016/04/digital-society-are-we-really.html.

This French book about the History of the United States survived 2 centuries already.

What this analysis highlights is that the future of our digital information is fragile. While engraved stones have survived tens of thousands of years, papyrus 3000 years, printed books 200 years and films 100 years, we now have to address the fact that hard discs can crash each time they are used and that CDs have a reliable life span of 5 to 10 years maximum. 

To address this extreme fragility we must ask the right questions about digital preservation. It helps us to define how to do it well: by making the continuity of digital heritage preservation as sustainable as possible.

Saturday, April 23, 2016

Digital society: Are we really dematerializing?

It seems that we’re moving to a digital society in which we only read and write electronically. A paperless society in which information is being “dematerialized”. Really? Not quite.

Since the arrival of the micro-computer in the 1970s the number of printed pages increased by 3% each year. Since the introduction of e-mail, paper consumption increased by 40%. And look at all the e-mails, the e-books and all that e-content: as if it was drifting somewhere in the cloud or in the “e-air” in an immaterial and almost virtual way. True: there is no paper involved. And indeed: thousands of kilos of books can now be reduced to a series of electronic files. But this doesn’t mean that the information de-materialized. On the contrary.

The information has to stay somewhere: on servers and data centers. This equipment needs cooling systems that are running 24/7 and an increasing amount of electricity that has to be produced somewhere out of something. Every year tens of millions of servers are added to this growing and energy consuming data infrastructure.



And don’t forget that digital data has to be accessed and travel from sender to receiver. We already use 50% more energy to move bytes than we do to move planes in global aviation. Data traffic increases each year. In 2015 Google recorded 6 billion searches per day. Smartphone technology has led to a skyrocketing production of audio-visual data (pictures, videos, music). This information doesn't only travel through the air. It needs a growing number of (transoceanic) cables, satellites, antennas, terminals, etc. As a consequence the ICT sector's demand for metal tripled since the 1980s. 

This was just a quick reminder of how material the digitalization process is. We’re not dematerializing but rematerializing, heavily.

Sources:

Tuesday, April 19, 2016

Mairie et citoyens dessinent l’avenir de leur Place du Général de Gaulle

But de ce texte
  • Informer les Fontenaisiens d’une coopération entre la Mairie et nous, un collectif de Fontenaisiens, en vue de redessiner la Place du Général de Gaulle.
  • Aider les Fontenaisiens à se former une opinion sur l’avenir des marronniers sur la place.

Comment cette coopération a-t-elle commencé ?
Le 19 juillet 2015, une vingtaine de Fontenaisiens a écrit une lettre au Maire pour manifester son désaccord avec l’abattement prévu d’un arbre sur la place. Le 21 août 2015, la Mairie nous a répondu en expliquant que dans le cadre de la redynamisation de la place, il fallait supprimer un arbre pour permettre l’installation d’un kiosque à journaux et un kiosque à fleurs. L’arbre en question était malade et fragilisé physiquement (étude à l’appui), et posait un risque de sécurité pour la population. Dans sa réponse, la Mairie m’a invité en tant que représentant du collectif pour participer à un Comité de Réflexion sur l’avenir des arbres et de la place.

La première réunion du Comité de Réflexion
Le 29 octobre 2015, j’ai pu participer à la première réunion du Comité de Réflexion. Le comité est composé d’un responsable associatif, des responsables techniques (Patrimoine, Espaces Verts, Travaux & Bâtiments) et est présidé par le Premier Maire Adjoint. La Mairie a d’abord confirmé son souhait de préserver le caractère boisé de la partie de la Place du Général de Gaulle allant de la Mairie au Café du Marché. L’autre partie, celle devant le Château La Boissière, deviendra, selon un projet qui sera présenté bientôt, une place minérale avec une fontaine et quelques arbres.

Avant de décider de l’avenir des arbres : quel est leur état actuel?
Un responsable de l’Organisme National des Forêts (ONF) a exposé les détails d’une étude approfondie sur l’état de santé des arbres datant de 2011. Leur santé était déjà mauvaise: seulement 36% étaient alors en « bon état ». Aujourd’hui, 6 ans plus tard, cette situation s’est encore dégradée. Il y a de nombreux défauts d’origine mécanique (plaies, bois morts, etc.), d’origine physiologique (sol trop compacté, enracinement insuffisant, etc.) et d’origine pathogénique (champignons). Cette situation pose de sérieux risques de chute : des coups de vent ont en effet fait tomber déjà de grosses branches récemment (voir photo). Ce mauvais état de santé est dû en partie à l’environnement urbain, en témoignent les nombreuses blessures causées par les voitures lorsque la place était encore un parking. Leur âge joue aussi un rôle : comme les arbres les plus anciens ont à peu près 100 ans, le moment inévitable est venu de les remplacer.

Des branches tombées sur la place en janvier 2016.

Visite guidée : dans quelles conditions un arbre s’épanouit-il le mieux ?
Après la réunion, le Responsable des Espaces Verts m’a expliqué dans quelles conditions un arbre s’épanouit le mieux. D’abord il faut faire le bon choix d’essence d’arbre. Surtout qu’aujourd’hui nos connaissances en la matière sont bien meilleures qu’il y a 100 ans, lorsque les premiers marronniers ont été plantés sur la place. Ce qui contribue aussi au bon développement des arbres est de privilégier un ensemble homogène (arbres de même diamètre et hauteur) et aussi de protéger les troncs contre les chocs. Aujourd’hui par exemple les voitures ont toujours accès sur la place pour manœuvrer, ce qui continue de mettre les arbres en danger.

Le Responsable des Espaces Verts m’a montré ensuite de nombreux arbres dans le quartier, ce qui m’a permis de voir les conséquences importantes de leur emplacement sur leur développement et leur santé. Un élément essentiel est l’espacement entre les arbres. Un arbre qui pousse trop près des autres arbres – et qui pousse donc à l’ombre – a plus de mal à se développer. Il se développera moins, parfois de travers, et il vivra moins longtemps. Sur la place vous voyez des jeunes arbres qui poussent déjà de travers car ils cherchent la lumière. Par conséquent le (grand !) poids de l’arbre finira par pencher d’un côté, ce qui fragilisera l’arbre et obligera la Mairie à l’abattre plus vite pour des raisons de sécurité.

Cette visite guidée m’a progressivement fait changer d’avis. Avant la visite je pensais qu’il fallait garder absolument tous les 58 marronniers sur la place. Depuis la visite, je vois que les arbres sur la place se gênent mutuellement, c’est-à-dire qu’ils pourraient développer un feuillage plus garni s’ils avaient plus de place. Je vois aussi qu’ils pourraient vivre plus longtemps si on les espaçait un peu plus. J’ai compris, en somme, que si la commune souhaite mieux préserver son capital boisé pour les générations à venir, mieux vaut leur laisser un peu plus de place.

La réunion s’est terminée par une promesse : je communiquerais à notre collectif ces informations techniques sur les arbres afin que le collectif puisse présenter une proposition à la Mairie en bonne connaissance de cause.

Nos consultations : compromis difficile, mais trouvé quand même
Notre collectif s’est ensuite concerté longuement. J’étais d’abord surpris de constater que même entre nous, pourtant tous « amis des arbres », nous aurions autant de mal à nous mettre d’accord sur une position commune ! Nous n’étions pas d’accord par exemple qu’il faille absolument permettre un épanouissement maximal à chaque arbre. Car certains trouvaient tout à fait acceptable qu’un arbre pousse moins bien ou de travers : pour eux cette irrégularité est au contraire une source de bien-être dans un milieu urbain froid et rectiligne.

Nous avons fini néanmoins par trouver un compromis, à commencer par le constat qu’une large majorité était favorable à l’espacement des arbres en diminuant leur nombre. Certains pour la raison évoquée plus haut : un arbre qui a de la place développera un feuillage plus généreux et vivra plus longtemps. D’autres plutôt pour avoir plus de place, plus de convivialité et plus de lumière.

Notre proposition finale était de supprimer un arbre sur deux en quinconce. Cette configuration est moins dense, mais préserve l’aspect d’un feuillage continu grâce aux rangées d’arbres les unes derrière les autres. Cette diminution des arbres était acceptée par tous à condition que les arbres restants soient préservés le plus longtemps possible et remplacés progressivement. Car si les arbres restants étaient remplacés d’un seul coup, la ville se retrouverait pendant quelques années avec un « vide sidéral » qui serait trop brutal.

Je répète qu’il s’agit d’un compromis : non pas d'une proposition qui rend tous les participants 100% heureux (mission impossible), mais d'une proposition qui a le mérite d’être commune et de rendre tous les participants le moins malheureux possible. Une proposition qui permet d'avancer surtout.

Conclusion
Le 31 mars 2016, j’ai communiqué notre proposition au Comité de Réflexion. La Mairie a apprécié notre travail et a accepté de commander une étude paysagiste pour l’avenir de la place sur cette base. Cette étude démarrera mi-2018, ce qui laisse au collectif le temps de se concerter également sur l’aménagement de l’espace autour des arbres.

Vu la qualité de nos échanges et des consultations effectuées, la Mairie souhaite les poursuivre. Elle me réserve la possibilité de communiquer avec les bureaux d’étude qui seront démarchés (une étude paysagiste et une étude relative à la circulation et au stationnement). Je me suis engagé à poursuivre les consultations. Je le ferai sous forme d’un Groupe de Travail récemment créé au sein de notre Association La Boissière, car le moment est venu de rentrer dans le détail et de dessiner. Ce groupe sera ouvert à d’autres citoyens souhaitant participer de façon active et constructive à un nouveau visage de la Place du Général de Gaulle. D’ici à mi-2018, les échanges avec la Mairie se poursuivront afin de se tenir informés mutuellement de nos réflexions.

Pour plus de renseignements ou pour communiquer vos suggestions pour la place, contactez-moi par mail au stein-van.oosteren@minbuza.nl.

Twitter : @Oosterenvan



Sunday, April 17, 2016

UNESCO's Memory of the World programme: what will change?

This is a little update on what UNESCO's Executive Board decided last week regarding its Memory of the World programme.

To speak during UNESCO''s debates, delegates from Member States need to show their name plates vertically.  

First of all, what is the Memory of the World programme? It is the guardian of what I call UNESCO’s “world heritage list for documents”, officially called the Memory of the World Register. This register is a list of documents that are so unique and important for humanity that the international community decided to inscribe them on an official list administrated by a UN Agency (UNESCO). Examples of documents inscribed on that list are Anne Frank’s Diaries, the first films ever made (by the Lumière Brothers) and the largest medieval world map, the Hereford Mappa Mundi.

What’s special about this documentary heritage list is that any NGO or person, including you and me, can contact UNESCO to nominate a document! (read also this link). This the big difference with UNESCO’s World Heritage List for natural and cultural world heritage sites: only governments can nominate items for that prestigious list.

With this in mind you might now want to know how your significant document could become a UNESCO document. The procedure is as follows:

Firstly you fill out a form you can find on UNESCO’s website and you send it to UNESCO.
Secondly if UNESCO thinks your document has the potential to be inscribed on the Register it’s submitted to a small committee of 9 experts. They study all proposals, make a pre-selection and then submit this pre-selection to a bigger committee of 14 experts that manages the programme: the International Advisory Committee (IAC).
Thirdly the IAC discusses the pre-selection, adjusts it if necessary, and submits their selection proposal to UNESCO’s Director-General.
Fourthly the Director-General makes the final choice and decides which documents will be inscribed. The Director-General mostly accepts the selection proposal he or she receives from the IAC.

This nomination process is exactly what UNESCO’s Executive Board discussed last week. Starting point was the fact that this process is currently being revised by the IAC. For example the IAC will try to improve this process by making it more transparent (to show why some documents make it to the register while others don’t). It will also try to find a solution for sensitive items, like documents that describe controversial events that occurred during a military conflict (how should these items be dealt with?). In total 15 aspects of the nomination process will be revised, as described in this Executive Board document: http://unesdoc.unesco.org/images/0024/002443/244357e.pdf.

UNESCO's Headquarters in Paris where debates take place. It has three legs, which originally hosted the sectors for education, culture and science.

The Executive Board took the following decision.

Firstly it welcomed the review process led by IAC experts. This confirms the special character of the Memory of the World programme which distinguishes it from UNESCO’s World Heritage programme: it’s not managed by governments (like the World Heritage Committee which is composed of governments) but by the 18 experts that form the IAC.

Secondly it asks UNESCO to present the outcome of the revision process to the Member States and to keep them informed in the meantime. This means that governments will have the opportunity to appreciate the improvements to the programme that IAC experts will propose. This will happen during the Executive Board session in the Spring of 2017, after the Memory of the World Summit in Abu Dhabi in January 2017.

Here's the text of UNESCO's Executive Board decision: http://unesdoc.unesco.org/images/0024/002443/244358e.pdf